mercoledì 23 dicembre 2009

domenica 13 dicembre 2009

Il n'y a plus rien. (Leo Ferré)

Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle.
C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire: "T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs?
Espèce de conne!
Et barre-toi!
Divorce-la
Te marie pas!
Tu peux tout faire:
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir!

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise: " Sale blanc!"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Était bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs!

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen!

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr!
Citoyens! Aux armes!
Aux pépées, Citoyens! A l'Amour, Citoyens!
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés!
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire!

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes!
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça!

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi!
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots!
Et nous partons avec nos cris!
Et voilà!

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien?
Perhaps!
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens:
"Apprends donc à te coucher tout nu!
"Fous en l'air tes pantoufles!
"Renverse tes chaises!
"Mange debout!
"Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit!
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le catéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innommé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel!

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage: on rote et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons!
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais?

Heureusement il y a le lit: un parking!
Tu viens, mon amour?
Et puis, c'est comme à la roulette: on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait!
Je comprends les joueurs: ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
Dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit!

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche!

- Vous n'avez rien à déclarer?
- Non.
- Comment vous nommez-vous?
- Karl Marx.
- Allez, passez!

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Écoutez-les... Écoutez-les...
Ça rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlote ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges!
Écoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient?
Hein?

Nous étions combien?
Ça ira!

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire:

Monsieur!
Madame!

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous?
Pardon.... LEURS sous!

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l'anonymat.

Les révolutions? Parlons-en!
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras!
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise: "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles! Pour la reptation, vous êtes imbattables; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore...
Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse!
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez!

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.

lunedì 30 novembre 2009

Après le test....

Procedo nell'apprendimento delle lingue ma non è per niente facile, delle volte ti chiedi come sia nata quest'atmosfera di fucina (creativa o meno) in cui gente di paesi diversi insegnano ed apprendono gli uni dagli altri in una specie di drammatizzazione, o di patto tacito, per cui in quell'ora si pensa e si parla e si risponde in quella lingua.
è, in quel momento soltanto, un linguaggio segreto, con tutti i lussi che dà la segretezza.
Non so se vorrei anch'io partecipare a questa drammatizzazione dalla parte di chi insegna, di chi, essendo vissuto per tempo tot. in quel paese può considerarsi "bilingua", di chi sa le strutture grammaticali, le modalità e le tecniche di apprendimento (o almeno dovrebbe saperle).
Conservare il tuo ruolo di chi "insegna" pur sapendo che sei anche tu lì per imparare, imparare sempre di più, in modo più profondo, come direi io.
Così suona molto esaltante, eppure...Mi piacerebbe? Dovrei contare errore ogni sbaglio grammaticale senza premiare la grazia, la fantasia, la buona volontà, ma solo gli errori, quelli sottolineati.
Dovrei dare un voto, cosa di per sé che non mi sconcerta più molto, ma dentro di me gli amleti si vanno moltiplicando sempre.
Persona---numero
numero---media
media---persona

oppure

livello apprendimento lingue---numero
numero---media
media---?

Alla persona tuttavia si ritorna. Ma come, seguendo il secondo "grafico" (ovvero sputacchio di riflessioni mentali)?

Aiuto non ci capisco più niente.

Inoltre la convenzione obbligatoria con il consiglio di facoltà, con lo spazio dell'università, con i fondi statali e privati, e non so cos'altro, che palle.

Non non mi piacerebbe, alla fin fine.
Sono solo una sognatrice.

Tornando allo svincolo precedente: anche quando siamo in terra straniera, della quale abbiamo "imparato ad imparare" la lingua, stiamo fingendo. Stiamo facendo teatro. Dov'è finito il nostro pensiero? La stessa fine che fa quando lo permutiamo su carta.
Mammamia che parole, uso. Che bello, questo mistero.

sabato 10 ottobre 2009

Bisogna cadere dalle scale del pensiero per imparare a volere; anzi, per imparare a non volere ciò che non puoi avere. Se diventi non-tu, e dici di essere, avrai pochi interlocutori per le tue orecchie, non perché non ci saranno, ma perché non li vorrai sentire. Dunque la tua ascesi sarà un isolamento. Bisogna scivolare dalle foglie gonfie di pioggia, scorgerne la pesantezza mansueta, non peggiorare quando si dice "io" o "parlo".
Prendere atto che tutto è una sorta di anticamera che ti concede il tempo di addobbarti con i tuoi vestimenti (o vermi) teatrali. Ma il tempo è un guadagno?
Se accetterai il travestimento, come trasmettitore di una realtà, ci vivrai immerso saprai sorridere e piangerne, tollererai te stesso e dalla tua bocca usciranno sangue e rose.
Solo così accetterai il tradimento, chi ti tradirà sarà come te stesso che avrà scoperto un altro organo di te. Non ci sarà distanza tra te ed altri e quando sarai altri sarai gli altri in tutto e per tutto. Non più un orrendo osservatore esterno.

martedì 18 agosto 2009

venerdì 31 luglio 2009

L'atto che non c'entra lo stesso




E' indubbio che ciò che ci influenza di più siano due eventi fisici: la nascita, la morte.
Gli altri eventi sono una ripetizione di questi ultimi due, come in uno scambio di sfere infuocate. Negli altri eventi ritroviamo nascite e morti, nostre, di altri.
Sapori nuovi e sepolture fresche ci circondano, e non possiamo che gridare di felicità e attoniti di queste scoperte. Scoperte saltuarie anche nell'arte, quando si manifesta nella notte qualcosa che è arte, e che noi sentiamo quasi fossimo di nuovo i protagonisti di attimi sconvolgenti. Un ricordo, un annusarsi, un s'amuser, in piena notte, e solo quando lo senti ti accorgi di essere stato nella notte prima. La notte oscura non è più così terribile e immensa, quando sai che l'hai affrontata.
La notte continua a cucinarci dopotutto, ed ancora mi ritrovo a scrivere, questo atto che tra gli atti sembra esistere, invece non c'entra lo stesso.

lunedì 27 luglio 2009

Hai raggiunto un sentiero della Fortuna. fa' sì che tu possa percorrerlo senza che altri lo facciano per te, mettici la tua fatata energia.
Cose piccole stanno in menti immense, e non temere.
Dare una particolare attenzione a una certa cosa fa la differenza.
La differenza è l'oro più prezioso.
Non giacere sulla sciempiaggine di tanti altri.
Se correre è l'unica cosa che si può fare, corri!
Il dubbio è dare amore.
Che cos'è una biblioteca di sogni che non si sono mai raccontati se non un dio, un dio potente?

venerdì 19 giugno 2009

L'educazione delle scimmie


L’educazione delle scimmie



Personaggi:
Santo, una scimmia
Poldo, un padre di famiglia, proprietario di harem
Donne e bambini indistinti e numerosi
La cuoca
Una dottoressa – può essere la stessa attrice che interpreterà la cuoca


Entra la dottoressa e l’esemplare di uomo(scimmia) – poi l’attore che interpreterà Santo

I primati dal latino “primus”, il migliore, costituiscono un ordine di mammiferi Euteri comprendenti i Lemuri, le Scimmie e l’Uomo moderno. Escludendo l’uomo, che è una specie cosmopolita (l’attore prende con sé una valigia con adesivi di tutti i paesi del globo), oggi sono diffusi in America meridionale e centrale, Africa, Europa (Gibilterra), ed in Asia.
Tutti i primati, dall’Uistitì pigmeo al gorilla, hanno in comune le seguenti caratteristiche:
5 dita su ogni zampa (l’attore mima) con pollice opponibile e corte unghie per una presa salda su rami e cibo.
Una dentatura non specializzata, vale a dire una dieta onnivora. – L’attore prepara la tavola e presenta delle succulenti portate.
Visione a colori e binoculare, con gli occhi cioè rivolti in avanti, per visualizzare bene le distanze in maniera tridimensionale. - L’attore guarda il pubblico, fa smorfie, poi, non contento, va da qualche singolo spettatore, tra cui uno con gli occhiali, gli chiede gentilmente il paio di occhiali, lo indossa, si pavoneggia, ritorna sul palco.
Le specie del Vecchio Mondo tendono spesso a presentare dimorfismo sessuale- appare un’attrice femmina da dietro la schiena -, consistente di solito nelle maggiori dimensioni dei maschi. Questo dimorfismo potrebbe dipendere dal fatto che le scimmie del vecchio mondo tendono a costruirsi harem o a non formare coppie fisse, perciò solo i maschi più grossi e forti riescono a prevalere nella competizione sessuale. – Ingresso delle innumerevoli fanciulle, donne, bambine, qualche maschio ma pochi, installazione della scenografia.

Santo è una scimmia ben inserita nel clima familiare, se non ci fosse, i bambini non si divertirebbero a vestirla come uno di loro. I grandi la lasciano un po’ così a mo’ di giocattolo ma, francamente, quando entra Poldo, il padrone di casa, è assai orgoglioso che anche lei riconosca la sua autorità e gli venga incontro, piena di inchini e carezze, e che voglia attraversare con lui tutta la casupola per controllare che tutto sia in ordine.
Alle donne fa tenerezza, anche se non sanno se trattarlo come un neonato o come un loro marito, al quale assomiglia così tanto, non foss’altro che nell’indipendenza e la precisione con cui inghiotte pop-corn davanti alla televisione.
A Santo la televisione piace, anche se non ci capisce granché. Quando è offeso perché qualcuno lo prende in giro (dato che è vestito come una bamboletta) si aggrotta e si rattristisce, poi si arrampica cupo sopra un ramo in giardino, cercando di fare un po’ la scimmia.
Anche le scimmie si formano un harem, così a Santo non pare strano vivere con il signor Poldo, che di donne ne ha tante come ogni dito del piede e della mano, senza contare le figlie e le sorelle, che nella confusione sono un po’ come amanti.
Santo fa parte di una famiglia nobile, ma non reca con sé nobili effigi perché, pur trattato con tutte le cure, è pur sempre una scimmia, adottato sulla riva del fiume quando era molto piccolo.
Pur non essendo erede legittimo, Santo è però ben conscio del suo ruolo, ogni volta che Poldo è in casa non oserebbe mai entrare o uscire dalla finestra, ma dalla porta sì, come ben lui gli ha insegnato. Quando Poldo non c’è Santo esce dalla finestra.
La cuoca di casa, impregnata di radici contadine, fa un po’ di lagnanze a dover servire una scimmia, e quando è in sua presenza scuote spesso il capo, cosa che Santo non tarda ad imitare, ma bonariamente. I bambini ridono, la cuoca si irrita e ancora si chiede perché tengano una scimmia in casa. Non bastavano tutti questi bambini.
I corridoi pullulano di figli haremitici, i quali da grandi si faranno a loro volta un harem, il quale sarà popolato da altrettanti figli haremitici, l’ultimo dei quali non troverà altro da fare che la rivoluzione, con quel tripudio di nascituri e di esemplari di primati uomini.
Sasha, ultimogenita di Poldo, sogna che l’harem si trasformi in una foresta con le liane, dove tutti, trasformati in scimmia, fossero vestiti da bambola e camminassero in quel modo buffo poggiando le mani per terra.
Santo mangia pure con le mani, a lui non è imposto l’uso delle posate, nonostante che abbia anch’egli i suoi bei pollici opponibili. Per questo ironicamente è stato chiamato Santo, essendo un buon discepolo di Maometto. Coll’Islam Poldo simpatizzava, proprio per il fatto dell’harem. Della religione, quella, se ne infischiava.
La cuoca ha la foto di suo figlio sul comodino, suo figlio che è partito in guerra, ancora non se ne hanno notizie. La cuoca che è cattolica si chiede se Santo sia buono o cattivo, e se andrà all’inferno o no. Queste suggestioni le ispirano fiabe che terrorizzano i bambini ogni sera, sempre mette come protagonista Santo.
I bambini capiscono che nelle narrazioni c’è un certo piacere nel torturare la scimmia almeno con la fantasia, tacciono e si addormentano di colpo, cullati da tutta questa atrocità.
Santo ascolta tutto e guarda addormentarsi i bambini, il suo posto non è lì in mezzo ai giocattoli, guarda allontanarsi a passo obliquo verso l’orizzonte il treno sulla ferrovia, come un vecchio striscia sulle suole di polvere alla quale si attaccano i semi selvatici.
La casa di Santo è in un posto vasto ed immerso nel verde, per fortuna, contatti saltuari con gli altri animali ce ne sono, ma il suo posto non è nemmeno tra questi animali.
A volte guarda l’orizzonte come se avesse qualcosa in comune con quello che impensierisce i nostri poeti.
Ora gli scriviamo romanzi su, e opere teatrali, coraggio! Ci sembra facile entrare nel suo cervello, non contenti di spiare nel nostro. E di imporre al nostro sguardo quel che noi vogliamo sapere di noi stessi.
Ecco, suonano alla porta, dei passi felpati attraversano senza neanche farci caso il corridoio. La cuoca gira gli occhi al suo passaggio, poi riguarda dritto davanti a sé rassegnata, suo figlio non ritornerà dalla guerra. Il padrone di casa entra dal portone, Santo lo raggiunge, non essendo più sé né un altro, prende come tutti i giorni la mano del suo padrone e va a fare il suo giro di ispezione.

domenica 7 giugno 2009

venerdì 5 giugno 2009

Disputa tra una vagina e la sua posseditrice.

(Ispirata all’originale di Salvo Lo Galbo “Disputa tra un pene ed il suo possessore”)

Ehi lei, ehi, là!
“Che c’è, chi parla?”
Son io, più in qua
Che cerco di chiamarla.
“Sei parte del mio corpo eppur del lei
Mi dai?” E come altro potrei
Rivolgermi a fanciulla
In verità un poco citrulla
Sì da non usarmi mai?

“Ma come ti permetti!
Mantieni le distanze!
È colpa, se da stanze
Lubriche mi distanziai?
Che direbbero le amiche?
E i genitori poi, non bussando per entrare
Se trovasseromi te, intenta, a stuzzicare?”

Intanto, non ti lagnare!
Che se di me più pratica tu fossi
Meno staresti lì ad ocheggiare.

“Senti chi sta li a parlare!
Tu che dovresti esser grata
Or t’ha preso di doverti lamentare.”

Mi son stufata! – se permetti –
Io che servo solo per svuotarti la vescica,
per l’appellativo “Una gran fica”
e basta! Almeno che potessi
Ospitare, non dico cose grosse
Ma per lo meno far due mosse
Con intrepidi fanciulli.
O incontri sol citrulli?
Va bene, c’è da conservar l’igiene
Ma a che pro tenermi in catene?

“Se questo è il tuo problema
Allora devo ammettere
Che fosse mia la scelta
Ti farei estromettere!
Non sai tu che gli omastri –come dice la mammina
Al mondo sono troppi
Di quelli che non sanno, trattar con te, vagina
E più che di piaceri si parlerà di intoppi!
Dolori, sangue, e proprio questa è bella:
Se non stai attenta, ti tocca spinger fuori le budella
Per far nascere un bambino
Come il padre, o più, cretino!”

Eh cara, or che m’hai spiegato
Capisco proprio come t’hanno educato,
credere senza provare,
bel modo di campare!
Ma fidati, che da vecchia
Se il fior non avrai colto
Non ci sarà cornacchia
Che vorrà avere dibattito
Con me, tua nume tutelare!
Ahi poi quanti rimpianti
Di non un uomo amare
E chiuder per non rischiare
Il campo ai gentil raccolti!

“Sarà, fors’hai ragione,
Il Nino è proprio un tipo,
Di far con lui ho intenzione
L’amore sotto un fico.”

Ecco il Nino. ( si prepara)

“Aspetta, ohibò che fai?
Non lì, no! Andiamo in un campo più vicino
E discreto, ed ora attendi, carino,
ch’ho da toglier le mutande
ma non al tuo cospetto, s’intende,
e poi…non mi slargare il reggipetto
che ho pagato 40 euro
e che è firmato!
Rovinarlo così, proprio un peccato!
Aspetta che mi devo concentrare
Per potermi rilassare..”

Andiamo bene…

“Sono grassa? Che ne pensi? Parlo troppo?
Ma, come, che cos’è questo galoppo?
Cosa fai? Perché sospiri?
E con gemiti ritiri il tuo strumento?
Io di nulla m’accorsi, non mento!”

Cara mia,
se non stacchi le cervella
E non spegni la favella
Non avrai da lavorare
Per tua madre diventare!

Ma nessuno più mi sente
E la misera s’asconde
A rimpianger tra le fronde.



“Proprio bella!
Prima ch’ero verginella
Tutti lì a farmi la corte
Or, che si diffonde la novella
Mia col nino, nemmeno un cretino
M’ha due parole porte?
E perché le mie amiche
Prima così pudiche
Zitte, zitte, son scoperte
Di due anni almen più esperte?”.

domenica 24 maggio 2009

Un sogno sensazionale

Un giorno ipotizzò che tutte le belle anime del passato potessero tornare in vita, in particolare quelle morte di malattie tutt'oggi curabili.
Allora si recò strisciando con le pattine al suo laboratorio, aprì un paio di cassettoni dai quali sgusciarono fuori subito un mucchio di scoperte: la dimostrazione matematica che il fatto che le biciclette toccassero terra era solo un effetto del cervello (in realtà volavano); il progetto per una casa completamente tonda, un apparato fonatorio di cartapesta che, azionato, in base al vento poteva articolare parole diverse, poi, in fondo, una matita mezza schiacciata che, nel suo intimo, si era autoconvinta di essere anch'essa una scoperta sensazionale.
Il nonnino si preparò a sfregarsi le mani, quando si accorse con un abbozzo di sorriso (sembrava che il suo aspetto, persino quello, se lo fosse progettato da sé) che in pugno gli era rimasto un tovagliolo.
Certo quel cartoccio risaliva al ristorante dove aveva mangiato, conservare involontariamente tovaglioli era un suo vecchio vizio, lo srotolò piano piano, ne aprì ciò che rimaneva dei lembi, il tutto sembrava aver preso la forma di una scatolina.
All'interno, con sua grande sorpresa, c'era qualcosa di ancora più bianco, e duro, radente, un foglio!
Con un sussulto il nonnino pensò che magari al ristorante, per passare il tempo tra una portata e l'altra, si fosse messo effettivamente a disegnare, anche se lui si ricordava di aver giocato con la mollica del pane.
Incredibile! Sul foglio c'era scritto qualcosa, e non con la sua calligrafia. Il nonnetto barcollò, l'orecchio fece un movimento di stupore, la macchinina sul soffitto fece una piroetta.
Sul foglio c'era scritto qualcosa.

“Sapevo che l'avresti fatto,
io ti ho sempre amato.

colei che ti raccolse, nel 2009”
Certo fu difficile per il nonnino riprendersi dal colpo, gli venivano in mente solo un'ampia gonna fiorita che si muoveva intorno a lui, l'odore del porto, la malvasia che gli capitombolava dentro lo stomaco, aveva alzato la testa, se l'era ritrovata accanto.
A quel tempo era solo un aspirante regista, che ogni tanto andava a lezione di cinema ma che, in realtà, metteva su la sua bancarella di artigiano sotto la “casa degli artisti” rimessa in sesto.
“Cosa fai lì”, fece il nonnino con molti, molti anni in meno.
La fanciulla, i suoi capelli cortissimi, il suo piercing che luccicava, non aspettò molto tempo poi gli mise una mano sulla fronte. Avendo constatato la situazione, lo prese, gli mise un braccio dietro la schiena, e se lo caricò, come se niente fosse, ma il nonnino non era mai stato, neanche in gioventù, molto robusto.
In men che non si dica la ragazza lo aveva condotto dentro una casa, con una botola come porta d'ingresso, lo aveva fatto stendere di fianco al camino, su un letto altissimo. Più tardi il nonnino giovane si sarebbe accorto delle meringhe appoggiate sul comodino turchese. Non si sarebbe mai dimenticato tutto ciò.

Invece, guarda un po'! Se lo era dimenticato. E se non fosse stato per quel biglietto, nascosto certo nella sua mano da quella segreta silfide, mai più fino alla sua morte gli sarebbe tornato in mente.
È che nel frattempo tante cose gli erano successe, aveva incontrato donne meravigliose, esotiche, ammalianti, e poi le sue scoperte...ognuna pagata dal Ministero delle Sorprese, la sua “ricompensa” statale di 100.000 euro al mese, per manufatti donati all'umanità, l'ammonimento fintamente amichevole ricevuto dal Presidente del Consiglio di “non diffonderli troppo”, tutto questo gli aveva fatto dimenticare.

La mattina dopo, a quanto pare era già trascorso il piccolo strascico di notte che restava, il giovane fu svegliato dall'aroma di pane appena sfornato, che doveva contenere senz'altro qualche pezzettino di cipolla. L'aroma di pane, e il gran mal di testa.

Il nonnetto tentava di scrivere la cosa straordinaria che gli era successa, strusciando romanticamente la pennad'oca/arrosto sulla pergamenta, ma non riusciva ad esprimere a parole quella buffa sensazione, così finì per sgranocchiarsi la penna e masticarsi il foglio.
Fuori faceva un vento turbinoso, quasi stesse per sopraggiungere un uragano, così il nonnino, da solo, dopo aver sigillato le finestre, si apposto davanti alla più grande e cominciò a guardare fuori, inclinando dolcemente la testa di lato.

Tutto questo, aveva un non so che di magico, di inventato, persino la ragazza non sembrava ancora essersi ripresa dall'assurdità che emanava la sua casa. Aveva un ciuffo di capelli azzurro. Ma il giovane non pensava che fosse tinto.
Lei stava preparando un ciambellone, si muoveva per la cucina senza fare il minimo rumore, poi si accostò al letto dove si stava riprendendo lo sconosciuto ubriaco, tese il braccio per arrivare alla mensola sopra il letto, e così facendo il suo seno lo accarezzò, dopidiché egli si accorse di essere effettivamente nella realtà, una realtà morbida, un po' disfatta, che è come un sogno.
Lei lo guardò, con la coda dell'occhio.
“Cos'hai lì?” Volle sapere la fanciulla. Il giovane si guardo il fazzoletto letteralmente imprigionato nel pugno.
“E' un mio vecchio vizio...” rispose. “Dev'essere del locale di ieri sera.”
Era rosso, a pois verdi. La ragazza si mise a ridere.
“Impossibile.” disse sorridendo “Solo io ho quel tipo di tovaglioli.”
Il giovane credette di rabbrividire ma, sotto una scultura di stecchi per spiedini, cresceva una montagna di fazzoletti di carta rossi a pois verdi.
Senza interruzioni la fanciulla continuava a badare al ciambellone, ora era infornato ma non era finita qui: prese uno stecco, separandolo dalla scultura, lo infilzò nel dolce, poi lo guardò, e, non contenta, si sedette finalmente di fianco allo sconosciuto.

Il nonnetto pensava che era stata la convinzione di avere sognato, a fargli dimenticare quell'episodio, ma questo non lo tranquillizzava. In tutta la sua vita, proprio perché una cosa era un sogno, non l'aveva lasciata perdere, ma esplorata, indagata, attorcigliata.
“Io ti ho sempre amato”. Come poteva essere? “Sempre” era una parola grossa! E prima di quella sera, prima del 2009?
Non intendeva forse che lo aveva già puntato da prima?
Il nonnetto si sentì spiato.

II

La prima domanda che gli venne in mente di porgere fu: “Tu non sei di qui, vero?” Ma si rivelò interessante, perché la fanciulla iniziò a raccontare del come si fosse ritrovata in quella città: era un'accanita viaggiatrice, una volta ogni quattro giorni almeno prendeva l'aereo e andava a trovare i suoi amici, in tutte le parti del mondo.
Amici conosciuti per strada, ai concerti, ai mercati di antiquariato, amici con i quali un giorno aveva chiacchierato in spiaggia, o su un traghetto, o in cima alla torre Eiffel, o nel mezzo di una camminata in montagna.
Un giorno però, la compagnia di voli con la quale viaggiava decise di premiarla.
Così, senza neanche averlo chiesto, si ritrovò con in tasca un buono per un viaggio a sorpresa.
Andò all'aeroporto, e scoprì che “viaggio a sorpresa” significava poter prendere un loro volo senza però saperne la destinazione. All'inizio era un po' contrariata, ma poi, tra smancerie gentili, riuscirono a convincerla a partire immediatamente.
Al check in una coda di gente dall'aspetto, si capiva, abituata a viaggiare, fischiettava e borbottava. Tutti sembravano molto più allegri di lei, all'idea di partire, finalmente, non più per la solita prevedibile Hong Kong, le solite fabbriche, o il solito sceicco con cui trattare e con il quale bere caffè nero, ma finalmente per una destinazione ignota.
Tutti sembrava avessero firmato, prima di partire, un patto per la vita con l'aeroporto, tenendo sottobraccio o in mano leggerissime ventiquattrore apparentemente vuote, valige dai colori vari, alcune con fiocchi, altre guarnite di luccichini per la situazione, giacconi, scarpe pesanti, sacchetti con le ciabatte per cambiarsi a bordo, orologi ben piantati sul polso, che se uno avesse pensato a toglierselo sicuramente sul braccio ci avrebbe trovato l'impronta, e i peli che in quel punto crescevano meno.
La nostra fanciulla cercò di depositare il bagaglio molto dopo rispetto alla valigia con i luccichini, era più forte di lei, li detestava, si attaccavano dappertutto.
Con passo energico, un po' dirottata nei suoi sentimenti, montò su un posto qualsiasi. Dopo non sapeva quanto (il suo polso non aveva neanche l'impronta di un orologio) ci fu l'atterraggio, quasi impercettibile, e il benvenuto del pilota, che aveva un che di inquietante.
Aveva pronunciato un nome sconosciuto, ma non fu questo a preoccuparla, piuttosto la desolazione che incontrò non appena uscita dall'aeroporto.
Immaginò che gli aerei decollassero e atterrassero molto lontano dai centri abitati, così cominciò a cercare un autobus, ma trovò solo una specie di contenitore senza tappo dal quale si potevano scorgere i palazzi che sfrecciavano veloci. Lì dentro era finita con tutti i passeggeri di quel volo premio, alcuni già evidentemente delusi si gingillavano col portachiavi della loro valigia: in quel posto c'erano già stati.
Nemmeno un colore sgargiante che non fosse artificiale, la fanciulla era un po' depressa ma allo stesso tempo pensava che tutto ciò potesse diventare interessante.
Ci aveva preso gusto, quella pellicola che impediva al sole di mostrarsi completamente poi assomigliava al sacchetto fumée che poggiava sopra ai suoi dolci per farli lievitare.
La fanciulla fu felice di lasciare tutta quella gente già delusa, con la quale non era riuscita a fare branco (e non ci teneva sul serio). Si guardò intorno e tutto era smisurato, per poter vedere la fine dei palazzi che la circondavano doveva torcere la testa all'indietro, e ancora non bastava.
Neanche la pubblicità era alla sua misura, ogni cosa sembrava non rivolgersi più agli esseri umani, ma ad un'altra specie, molto più alta e grassa.
Invece i passanti erano come lei, solo un po' più affrettati, evidentemente per evitare di guardarsi intorno.
Camminò e camminò, per poi posarsi su una panchina, dalla quale si vedevano altri palazzi e un colle, lontano. La fanciulla immaginò che dopo quel colle esistessero cose più confortanti, verde, animali. Prese dalla borsa un panino, e si fece cullare da ciò che ancora non vedeva.

Il vento fuori sembrava combattere contro la città, contro quell'angolo di città che da lì si poteva scorgere, e da cui poi nascevano tutti i campi, ed i paesi circostanti, con un'interruzione netta.
Le distanze col vento sembravano come invalicabili, era in corso una sfida che poco aveva a che fare con la materialità del mondo.

domenica 3 maggio 2009

E se della terra noi abitassimo la superficie interna?

Le stelle sarebbero all'interno e noi vedremmo in esse miliardi di volte noi stessi. Troveremmo in quella distesa la nostra esistenza, e la giudicheremmo libera perché non vedremmo la chiusura del globo. Ma non solo.
Se noi vivessimo nella superficie interna, sotto i nostri piedi ci sarebbero altre stelle, queste davvero infinite, stavolta. Le eruzioni vulcaniche sarebbero esplosioni stellari e la lava conterrebbe piccoli alieni semi-liquidi.
Se noi abitassimo la superficie interna della terra la luna giocherebbe a bocce coi pianeti e il sole farebbe l'amore con l'atmosfera come due amanti in una cuccetta fiondata a migliaia di anni luce verso l'infinito che non vediamo. E noi saremmo i suoi bambini in grembo.

giovedì 30 aprile 2009

Eli purtroppo sta scrivendo un romanzo molto molto influenzato da Faulkner e questo è il risultato, anzi l'inizio

"Se potessi tornare indietro al solco di Aprile" si disse Giustino, e non era un giardiniere, non era un becchino, non era uno scultore.
Tergiversare gli piaceva, davanti ad un bicchiere pieno di caffè schifoso si alleggeriva del sudore amaro del non fare niente.
Guardava fisso davanti a sé il sottotetto che spenzolava un po', mezzo staccato.
Nel legno scuro vi erano incisi nomi di donne, con a fianco una data, scritta con terrore, e violenza.
Marie..............28 Gennaio
Sole...............13 Marzo
Eglantine..........16 Aprile.
Il solco di aprile...Era una buona annata, su questo non ci potevano essere dubbi, ma aprendo quel mese nei suoi occhi mesti anche un cieco avrebbe potuto vedere una strana barzelletta, impaziente d'essere udita.

martedì 28 aprile 2009

Suona la fisarmonica di carta

Mai tanto bello come...
se io non lo avessi già mostrato
Mai tanto bello come...
se il gatto non ci giocasse già per terra
Mai tanto bello come...
se io non fossi avanzata


lungo il fiume, la fronte in fiamme.

Mai tanto bello come...
Se io non fossi stata tanto io
ma un poco mi fossi cancellata
Allora forse avrei avvolto
questa farsa come la pergamena
di un programma di carta.

mercoledì 22 aprile 2009

Senza zampe lo scarafaggio è sordo

Così finiva ieri notte. Di quelle barzellette che Chiara racconta ridendo sempre. Le barzellette sono la vita circoscritta, sono i poemi cavallereschi del nostro tempo.
Una notte finita bene: con due dolci paste prese dal pasticcere notturno (fucina pasticcera, si dovrebbe chiamare) tra cui il millefoglie alla crema perché al cioccolato era finito.
Attendo l'esame di tedesco che si terrà tra due ore, fremo, in tedesco.
Studiare lingue è una liberazione, è bello, lo consiglio.
Sembra caldo ma non lo è. Mi stringo addosso il poncho blu. Qui in biblioteca al piano di sotto ho appena visto una mostra di arte del riciclo. RiartEco. Quelle cose che piacciono a me.

martedì 14 aprile 2009

lunedì 13 aprile 2009

Conversione

Il mio cuore è una sbarra di ferro arrugginita
dietro c'è un animale dipinto e inutile
che sta seduto e si guarda allo specchio
Ascolto, ma cosa mi succede?
Forse è l'interferenza sbagliata.

Il mio nome è una sbarra di ferro arrugginita
dietro c'è una casa dipinta e inutile
che sta seduta e si guarda su una pozzanghera
Ascolto, ma che cos'è?
Forse è il paese sbagliato.

Il mio umore è una sbarra di ferro arrugginita
dietro c'è una luna rotolante, non è dipinta e non è inutile
anche lei sembra stare seduta e guardarsi
Ascolto, ma che cos'è?
Una forza inaudita.

venerdì 10 aprile 2009

giovedì 9 aprile 2009

L'herbe: sur l'herbe je n'ai rien à dire

di Raymond Queneau

L'herbe: sur l'herbe je n'ai rien à dire
mais encore quels sont ces bruits
ces bruits du jour et de la nuit
Le vent: sur le vent je n'ai rien à dire

Le chêne: sur le chêne je n'ai rien à dire
mais qui donc chantonne à minuit
qui donc grignote un pied du lit
Le rat: sur le rat je n'ai rien à dire

Le sable: sur le sable je n'ai rien à dire
mais qu'est-ce qui grince? c'est l'huis
qui donc halète? sinon lui
Le roc: sur le roc je n'ai rien à dire

L'étoile: sur l'étoile je n'ai rien à dire
c'est un son aigre comme un fruit
c'est un murmure qu'on poursuit
La lune: sur la lune je n'ai rien à dire

Le chien: sur le chien je n'ai rien à dire
c'est un soupir et c'est un cri
c'est un spasme un charivari
La ville: sur la ville je n'ai rien à dire

Le coeur: sur le coeur je n'ai rien à dire
du silence à jamais détruit
le sourd balaye les débris
Le soleil: ô monstre, ô Gorgone, ô Méduse
ô soleil.




Su questa poesia ci sono stata ore. Ma chi erano i surrealisti? E come mai mi emoziona così tanto tutto questo?

martedì 7 aprile 2009

Oggi mi sento

così

Il destino verde

07-04-2009

C'era una volta una ferita nera, e più diventata nera più si infettava. Aveva sentito dire dal corpo che, un giorno, tutte le ferite sarebbero diventate verdi, che avrebbero fatto nascere dei giardini. Inoltre si diceva che tutti coloro che quelle ferite avevano provocato: spilli, asce, coltelli, pallottole, unghie, morsi, spigoli acuminati, ecc. si sarebbero uniti tutti insieme a danzare nel giardino.
La ferita credeva nel suo destino ma non poteva non rabbrividire agli agenti esterni, che nel frattempo entravano in contatto con la pelle viva.
Questa misera ferita era tanto speranzosa che non si chiudeva, non si rimarginava mai, nell'attesa, diventando sempre più infetta.
Tutti avevano compassione di lei, nessuno credeva alla voce del destino verde, perché il suo aspetto così malridotto sovrastava qualsiasi immaginazione di poterla un giorno vedere salva. Passavano davanti a lei vento, sassolini, pollini, sporcizia, senza pietà e, secondo la loro natura, dovevano sporcarla e torturarla, ma la ferita non se la prendeva.
Non si poteva dire che la sua fosse una scommessa, più una lotta all'ultimo sangue. Un giorno la ferita capì che non avrebbe più potuto scegliere di rimarginarsi, era troppo tardi e l'infezione raschiava il midollo, si rattrappì e morì.
Per un attimo regnò il silenzio poi tutto il corpo si diede un ultimo abbraccio e morì anch'esso. Infatti, per una piccola ferita, può morire tutto un corpo.
Il destino sembrava aver mentito alla ferita, quando i corvi cominciarono a lacerare il corpo. Tutti insieme lo aprirono con forza come se dovesssero sollevarlo in aria e non riuscissero. Invece lo sparpagliavano sempre di più, e pioggia e vento lo riversavano, e i bambini vi giocavano sopra, e nonne si sedevano a raccontare sopra storie e sortilegi.
Tagliaboschi vi spezzavano i tronchi con le asce dure e fanciulle si arrestavano sempre lì a sbucciare le castagne. Il corpo divenne irriconoscibile. Arrivò la primavera e una coltre soffice e birichina vi si installò, anzi vi spuntò sopra, era una coltre...verde.

lunedì 6 aprile 2009

Non sto male: lo spasso per me

A mensa si parla spesso ma a volte le frasi si bloccano, si fermano, fioccano urli di coscienza, di responsabilità animalesca. Si arriva a toccar corde poco commensali, si parla della visione esterna, dell'abbuttamento e della sua esistenza (o n'esistenza), della volontà. Ma non in ciò di cui si parla sta ciò che si dice. Nel chinare la testa, nel mancare (per il rumore) qualche parola definita, nel legame interiore dell'affetto di fondo. Allora ci si accorge e ci si ricorda che la mensa è tutto un mondo, che non possiamo rotearci attorno senza toccarlo od esserne condizionati. Nell'atto della nascita sta la nostra prima volontà. Come già ne parlavo con alessandro. Eppure dopo avviene una sorta di pace: di succedersi di nascite e di disfacimenti, nei quali possiamo ben intuire il nostro ruolo, forse. Il nostro ruolo è non aver nessuna importanza, perciò possiamo evitarci stati d'animo infruttuosi che non ci piacciono sgomentosi irritanti.
Tutto dipende dalla nostra volontà. Ma la nostra volontà dipende dal tutto. Il nostro livello non è che il livello 0, in cui possiamo chiudere la penna in un bel cerchio.
Ciò non mi rattrista, ha ragione dimitri, occorre provare, perlomeno, a togliersi di dosso queste pelli morte. Il tiepidume atroce del sentirsi abbuttati.
Scuotersi appena dalla verità con la verità, ritrovarsi felici e coscienti e pure pieni, pieni di spasso.

Sembrerebbe, ma nessuna, nessuna proprio nessuna salvezza

Recuperare il proprio cipiglio gettandosi nel sentimentale? E' come saper alzare il sopracciglio ma l'altro muoverlo male.
Scrivere poesie ed amalgamarsi nel nonnulla? Nient'altro che ipocrisie di bella fanciulla.
Fòle, neanche l'amore, mi elimina intorno le parole, queste parole o forse sensazioni aquiloni nulla neanche un incontro surreale un matrimonio tra il cielo e l'inferno.

Tutto è andato male tutto si sfascia, ed eccomi ancora nella pausa, tra il delicato appassionarmi e la sensazione ('strafiga, direi, quasi compiacente) che il tutto taccia.

lunedì 16 marzo 2009

Lui solea dir che gli era sciagura/ e tornava a cader senza paura

Alla metà dell' "Orlando furioso" Orlando diventa pazzo. Colui che gli va a recuperare il senno è Astolfo.
Egli è figlio di Ottone di Inghilterra e quindi re ereditario. E' molto ricco ma ancor più nobile e gentile. E' bellissimo ma soprattutto è volenteroso.
Questa sua qualità lo condanna ad essere trasformato in pianta di mirto dalla fata Alcina, in un'isola che dalle feconde qualità ricorda la sicilia. Lì lo ritrova Ruggero, perché attacca per caso il suo ippogrìfo ad un ramoscello. L'ippogrifo si dimena e per liberarsi dalla corda tortura la pianticella, che inizia a lamentarsi, dopodiché si presenta.
Astolfo è un personaggio che nasce nel meraviglioso, e che se ne alimenta.
Il Boiardo ci dice che era un personaggio comico, keatoniano.
Ci racconta che aveva la fama da buon cavaliere, ma che non faceva che cadere dal suo cavallo. Egli diceva che era per colpa della sua sfortuna. Ma cadeva sempre. Tanto che Re Carlo, quando tocca in sorte ad Astolfo una missione importante, esclama: "O Dio, dè mandaci altro aiuto!"
E' uno dei pochi cavalieri che ci sono narrati che rifiuta la ventura, propostagli da un eremita. Il suo rifiuto riceve in risposta una benedizione da parte dell'eremita, della quale lui non ha certo bisogno.
Astolfo sa che non potrà mai essere scalfito, anche grazie ad un libro di incantesimi che porta con sé. Questo, unito alla sua determinatezza, gli permette di camminare attraverso i luoghi degli incanti, dei pericoli e delle meraviglie. Il suono della sua tromba spaventa le bestie fatate del bosco, facendo pensare a chissà quale maleficio!

Dei fulmini, inferiori in numero ai sogni

A volte ricevo delle visioni cruente, come se qualcosa di soprannaturale si nascondesse dietro la tenda della mia memoria.
Non so proprio da dove provengano né come spiegarle. Cose da risvegliare Tasso, o Boiardo. Sento come degli assalti dovuti a residui di immaginazione o non so cosa. Forse sono racconti mancati. Però sono violenti, come fulmini o spettri.
Forse sono cose che vorrei fare, rivoluzioni che finalmente dovrei compiere, in me.
Invece di descriverle qui dovrei parlarne con qualcuno, ma per ora non so come.
Certe volte io sono la protagonista delle visioni, vedo le mie palpebre che si scoperchiano, mi strappo gli organi interni, o cose del genere. Mi taglio in un colpo solo tutte le ciglia.
Riesco a capire un po' grazie a questi sogni diurni gli autori di film o romanzi dell'orrore, come sentono di sfogare quel loro lato. Io lo sfogo inventando e scrivendo ma evidentemente non è abbastanza.
Ritorna la questione che sono fatta per il teatro, che la mia sublimazione sta lì. Forse no, forse dovrei scrivere di più, impegnarmi in questa rivoluzione.
Forse dovrei aprirmi di più agli altri, cosa che a pensarla mi fa stare un po' male che io debba pensarla ma...Sono a buon punto se già prendo in considerazione tutto ciò, se cerco di affondare le unghie sul ghiaccio. Tutto questo prima non era realizzato. Inventavo modi per spassarmela e basta.
Sono stupita del luogo dove il mio spirito ha fatto irruzione, ora studierò le mie mosse.

lunedì 9 marzo 2009

ascolto

Della musica che pende dalle mie cuffie. Non è una musica qualunque. Aspettava me. Mi commuovo o forse no. Qualcuno che segue la mia strada c'è.
Quella musica da cui pendo io e tutto questo strascico che non volendo mi porto dietro. Una musica che non avevo mai sentito.

sabato 7 marzo 2009

Solo ora rileggendo mi accorgo perché è impossibile che io scriva un vero diario. Per quanta sincerità e chiarezza ci sia in me, tutto deve essere detto per anticamera. Per anticamera, insomma, metafora.
Alla maturità, uscita fuori dal tema che mi aveva spolpata per mancanza di spunti
"La poesia sta nel non essere compresi
nel non essere compresi sta la poesia" scrissi.

Poi presi il massimo nel tema, pur sentendomi di aver scritto melmose e piatte cartacce. Dissero che l'avevano letto ad alta voce in commissione.

Ma se viene a mancare il linguaggio, cosa c'è?
Se viene a mancare il libro stesso, cosa faccio, ora, in questa casa mentre faccio uscire in giardino le cagnoline e faccio loro il bagno. Il mio rapporto stesso con loro sarebbe un linguaggio. E senza di esso?
Se ascoltassi a fondo la vocina dentro di me che mi spinse a scrivere quei due versi..dove sarei io?
Leggo Bernanos, prima in italiano, poi ho trovato l'originale francese in una libreria-supermercato. Vi ho trovato anche il Libro dell'inquietudine di Bernardo Soares di Pessoa. Inquietudine l'ho sempre pronunciata Inquie-ti-tudine, molto bello, forse troppo fiorito.
In Pessoa ho trovato questo passo, ma ora non credo che in un libro, cosa piena di florilegi, ma soprattutto cosa, ci sia niente di che.
No, non ho timore delle cose, non nascondo che questo libro mi abbia entusiasmato, svelato, corrotto. Corrotto, forse questa è la parola giusta. Proprio per questo, proprio per questo, è sospetto. Non credo nell'origine pura, solo che il nulla mi dissolve.
"Diario di un curato di campagna" mi fa riflettere sullo stacco fra le gesta e le parole, sulla sincerità, sulla letteratura. Insomma, su di me. E' giusto chiarificare se stessi con un diario?
Dicevo in Pessoa ho trovato questo passo.
Questa è una giornata nella quale mi pesa, come un ingresso in carcere, la monotonia di tutto. Ma la monotonia di tutto non è altro che la monotonia di me stesso. Ciascun volto, anche lo stesso che abbiamo visto ieri, oggi è un altro, perché oggi non è ieri. Ogni giorno è il giorno che è, e non ce n'è mai stato un altro uguale al mondo. L'identità è solo nella nostra anima (l'identità sentita con se stessa, anche se falsa), attraverso la quale tutto si somiglia e si semplifica. Il mondo è cose staccate e spigoli distinti; ma se siamo miopi, esso è una nebbia insufficiente e continua.
Il mio desiderio è fuggire. Fuggire da ciò che conosco, fuggire da ciò che è mio, fuggire da ciò che amo. Desidero partire: non verso le Indie impossibili o verso le grandi isole a Sud di tutto, ma verso un luogo qualsiasi, villaggio o eremo, che possegga la virtù di non essere questo luogo. Non voglio più vedere questi volti , queste abitudini e questi giorni. Voglio riposarmi, da estraneo, dalla mia inorganica simulazione. Voglio sentire il sonno che arriva come vita e non come riposo. Una capanna in riva al mare, perfino una grotta sul fianco rugoso di una montagna, mi può dare questo. Purtroppo soltanto la mia volontà non me lo può dare.
(...) (...) Io stesso, che ho appena detto che desidererei una capanna o una grotta per essere libero dalla noia di tutto, che poi è la noia che provo per me, osere forse andare in quella capanna o in quella grotta consapevole che, dato che la noia mi appartiene, essa sarebbe sempre presente? Io stesso, che soffoco dove sono e perché sono, dove mai respirerei meglio se la malattia è nei miei polmoni e non nelle cose che mi circondano?
Io stesso, che ardentemente sogno il sole puro e i campi liberi, il mare visibile e l'orizzonte largo, chissà se mi adatterei al letto o al cibo o a non dover scendere otto rampe di scale per arrivare alla strada o a non entrare nella tabaccheria dell'angolo o a non scambiare il buongiorno con l'ozioso barbiere.
Quello che ci circonda diventa parte di noi stessi, si infiltra in noi nella sensazione della carne e della vita e, quale bava del grande Ragno, ci unisce in modo sottile a ciò che è prossimo, imprigionandoci in un letto lieve di morte lenta dove dondoliamo al vento. Tutto è noi e noi siamo tutto; ma a che serve questo, se tutto è niente? Un raggio di sole, una nuvola il cui passaggio è rivelato sa un'improvvisa ombra, una brezza che si leva, il silenzio che segue quando essa cessa, qualche volto, qualche voce, il rito casuale fra le voci che parlano: e poi la notte nella quale emergono senza senso i geroglifici infranti delle stelle.
Mi sembri una mosca, e ti muovi senza senso su un vetro bianco, che magari è il vetro di una finestra. Perché non ti trasformi? Non è troppo tardi per riprendere le tue azioni precedenti.
Mi alzo, mi guardo i vestiti, ci ho dormito su, a quanto pare, ho l’aria di un passero disperato. Calpestando bene il pavimento arrivo al bagno, e mi appoggio pesantemente al water.
Movendo velocemente i giornali ne trovo uno che mi piace, le dita e il petto mi dolgono, come se avessi suonato per tutta la notte al piano la canzone che scrisse mia moglie in aprile mentre era ubriaca.
Sei pieno di paesaggi dentro di te, come un pozzo profondo e come gli occhi delle balene, nonostante io non ne abbia mai vista una. Ora mi accontento di tirarti la camicia e di sorriderti, senza svegliare il lupo dormiente a cui facevi la guardia.
Mi aveva detto questo, eravamo in un locale di notte, in un chiarore che può avere la notte a volte, non sempre, ad esempio quando hai davanti una donna densa che quando parla è splendida e le cose che dici ti sembrano intuizioni che ti faranno andare avanti ancora per una notte. Pensi.
E lei come un libro spalancato cominciava a vergognarsi di sentirsi nuda in quel locale affollato da gente che si appiccicava agli angoli e tesseva le sue ragnatele come ragni. Ma ero solo io a vederla nuda, e realmente ad avere il contatto delle sue ginocchia. E a mantenerlo, come fratello e sorella.
No, come la cupola di una cattedrale divisa in due pezzi, che non avevano bisogno di legami per capire che stavano bene insieme.
Due bambine si accalcavano sul palchetto per cantare. Qualche verso. Poi non si ricordavano. Un’altra canzone.
Tiro giù l’acqua, l’arcobaleno nero nei miei occhi, lucidi come una ferita, il mio capo, vuoto come un teschio, ho in mano il sacchetto di semi di fiori che mi fa sorridere e fa fiorire qualcosa dentro di me, chissà com’è finito qui in bagno..
Come complice dei piccoli fiori che stanno fremendo dentro i bulbi profumati mi lavo di fretta le mani e corro in giardino. Già, ecco lì la vicina, con gli occhi che fermano la situazione, con le mani piccole e le emozioni grandi.. Faccio un passo avanti, mi vede e fa un passo di lato, per giocare a nascondino tra la siepe, io allora faccio un passo di lato, come un re giardiniere, che coltiva gladioli sulla sua piccola casella degli scacchi. Lei mi mangia perché mi trova e mi guarda, aggrottando le sopracciglia. Io le mostro raggiante il sacchetto di semi. La madre la richiama da dentro la casa. Lei si sposta la frangia con le mani e indica con sguardo incuriosito lo spazio di terreno che è rimasto vuoto.
Io faccio sì con la testa, lei sorride e rientra.

E’ notte. Immagino che questo sonno, che si espande in me come iniettato, che pure è una cosa normale, sia invece qualcosa di speciale: il corpo di mia moglie che mi copre, che mi avvolge e chiude piano le mie palpebre, come in un gioco con lei bambina. Con io bambino.
Uno sbadiglio: lei mi spalanca la bocca come per un bacio e, guardialinee di un mondo incantato, la osservo, la seguo, mentre prende i rami di un’imbarcazione ignota.
Mi giro nel letto, se continuo a pensare così farò brutti sogni.

Un fringuello posato sull’edera arrossata, vicino alla mia finestra, mi ha svegliato. È bastato questo a svegliarmi, perché oggi devo andare a prendere mia moglie alla stazione, come quando, quindicenne, le andavo incontro e mi raccontava d’un fiato il suo viaggio. Ed io non resistevo e la tiravo su e la facevo svolazzare, lasciando che prendesse i paesaggi nuovi del paese, che capisse com’era cambiato, mentre io ero rimasto lo stesso.
Prendo la bicicletta, e, salutando la mamma, che non avevo mai visto coperta di neve come oggi, con il piede lascio il gradino bianco e mi getto nella strada. La attraverso tutta come una bevanda, godendomi finalmente il mattino come fosse fuso di latte e tè.
Ho lavorato tutta la settimana, con diverse tentazioni: cercare le parole di una ninna nanna spagnola, cercare quell’assassino che spargeva veleno per i topi nei campi, e lasciava gatti moribondi in giro, comprare quella nuova carta lucida e sinuosa in vetrina, perfetta per fare i miei origami, finire quel libro che la notte, dalla stanchezza, non riuscivo neanche ad aprire, sì, finirlo, o regalarlo al barbone che passava sempre nei marciapiedi, tra le pareti grigie e panna.
Invece ho: osservato di nascosto la commessa del supermercato, mentre metteva a posto i surgelati, comprato le medicine per la mamma, sistemato cartacce in un posto dove nessuno mi vuole, letto il giornale tutti i giorni, fatto le pulizie.
All’angolo della stazione c’è una ragazza con molti bracciali ed un vecchietto con gli occhi come pallottole, incavati, come affacciato dentro di sé. Muove i piedi come se camminasse sopra un palloncino.
Forse sono già vecchio, perché mi viene voglia di attaccare bottone con lui, che, a dir la verità, sembra troppo impegnato a camminare.
Una farfalla bianca spiega la luce al sole, e lui le permette di appoggiarsi su un suo ramo, perciò sembra che stia camminando su un filo trasparente.
La stazione è un ambiente cotto, che mi turba, soprattutto perché non ci puoi mettere fiori. Forse sono un po’ claustrofobico, ma non importa. Cammino, sotto i cartelloni luminosi e penso che la stazione potrebbe essere più piccola, e regolata da gruppi di elfi. Un uomo mi si ferma davanti, ah, deve passare. Sì è solo trovato davanti a me per caso. Sarebbe stato facile passare un po’ più in là, ma ognuno ha i suoi limiti.
Se io avessi una valigia così grande potrebbe contenere cose per ogni evenienza: cappelli, caramelle, travestimenti, sassi lisci, panini, cartine, cartoline, vasetti, bustine di tè, mia madre. Ehehe.
Ma io ho molte valigie, tutte piccole. Forse un giorno le cucirò insieme.
Forse di mia madre spunterebbe fuori il fermaglio dei capelli, così lungo…
Mi appresto a fare dietro front, dopo un ricordo che mi ha dato un fremito.

martedì 10 febbraio 2009

lunedì 2 febbraio 2009

Sento che l’artificialità mi è necessaria, come se, per fare un’impronta che mi rappresenti, io debba calzare volutamente su certi punti.

D’altra parte, ciò che è artificiale mi ubriaca, lasciandomi spazio solo per qualche momento di lucidità.

Quando sono qui, di fronte a questo schermo, cestino tante cose, imparo persino a non guardarle. Mentre quando sono di fronte ad un paesaggio naturale tutto quello che c’è mi si impone alla vista, tanto da convincermi della definizione dell’esserci, tanto da convincermi di credere e sapere che la realtà sia quella. Ciò che io chiamo realtà, è quello Dio.

Mi posso nascondere sotto migliaia di veli di lino, o di tulle, più rado, ma non basta a farmi perdere la credulità.

Credulità che per me è come un canto è ciò che vedo anche nel linguaggio.

Tante, tante volte non pensandoci mi lamentai, e non so bene perché piansi, perché i miei latrati abbandonarono me, perché usai di quei rumori per evocare l’attenzione degli altri. La scrittura è questa essenza stessa.

Tuttora so che il mio sacrificio sta nell’aver incontrato un uomo, nell’amarlo, e mentirgli, senza sapere bene perché, mentirgli, sulla mia arte. So che sto mentendo proprio mentre, guarda un po’, dietro la porta appare uno specchio, che rivela che quell’uomo è dentro di me, sono io stessa.

Quello che sono non mi abbandonerà mai e allora tanto vale dirgli la verità, ma non ne sono capace.

C’è una bellezza nella conoscenza e c’è una bugia nella bellezza.

Non sono fatta per questo corpo, devo spargermi, e rafforzarmi, e scavare, e farmi prendere dalla terra. Ma non farmi prendere debole bensì vivifica, fertile. Farmi prendere come un flash fotografico sull’ultimo millimetro del parapetto della torre dalla quale mi sto lanciando.

venerdì 30 gennaio 2009

I giorni della merla.

Una volta tutti i merli erano bianchi, immacolati come il latte.
Nei giorni 29 - 30 - 31 gennaio, una merla si lamentava con l'Inverno, sparlava come sparlano tutti i merli. "Perché sei così freddo?" diceva, parlando ad un cristallo sul ramo di pino.
"Perché non mi lasci in pace?" borbottava, parlando ad un gelone in mezzo al rosmarino. "Da quando è nato l'inverno" continuava a lamentarsi "Tremo tutta e rischio di morire, non trovo cibo né calore." quasi parlando a se stessa "Soprattutto questi tre giorni, che sono davvero i più freddi dell'anno."
L' Inverno, stanco di tutte queste lamentele, che arrivavano fino al suo castello di ghiaccio, si era proprio stufato.
E così, vedendo che la merla, quatta quatta, era appoggiata ad una tegola sbilenca, mise tutta la sua forza in uno sbuffo di vento, e la spinse giù, giù dentro un camino, dove la merla prese per sempre quel suo colore d'ebano. Ma scoprì anche una cosa utile.
Da quel giorno i merli se ne stanno, in quei tre giorni, sui tetti, a prendere quel po' di calore che spira dai camini accesi, e non muoiono di freddo durante l'inverno.
Ed è sempre da quel giorno che i giorni 29 - 30 - 31 gennaio di ogni anno vengono chiamati: i giorni della merla.

venerdì 23 gennaio 2009

la Maschera

"La piena contrapposizione a sguardo è rappresentata dalla parola maschera.
La maschera, o larva, è qualcosa che ha una certa somiglianza col volto, che si presenta come volto, che si spaccia per volto, ed è preso per tale, ma che dentro è vuoto, sia nel senso materiale, fisico, sia quanto a sostanza metafisica.
(...)Nell'uso della parola (maschera) non dobbiamo badare per niente all'antica destinazione sacra delle maschere e all'accezione corrispettiva della parola stessa - larva, persona, pròsopon, ecc., perché allora le maschere non erano tali quali noi le concepiamo, bensì un genere di icone. Quando la sacralità si esaurì e decompose e il sacerdozio addetto al culto si estinse, allora da questo sacrilegio dell'antica religione nacque la maschera nel senso odierno, cioè come inganno intorno a ciò che di fatto non è, mistica soperchieria, che perfino nelle circostanze più frivole ha un certo sapore di terribilità.
E' caratteristico che la parola larva assumesse già per i Romani il senso di corpo astrale, di "vuoto" inanis, di impronta insostanziale lasciata dal morto, cioè di forza oscura, impersonale, vampiresca, che si mantiene grazie alla forza rianimante del sangue e d'un volto vivo, a cui questa maschera astrale possa attaccarsi, risucchiando e presentando questo volto come il proprio essere.
E' notevole che nelle più svariate dottrine si esprime perfino nella terminologia una completa uniformità quanto al principio fondamentale - della pseudorealtà di questi resti astrali: in particolare nella Cabbala si chiamano klippoth - gusci - come anche nella teosofia. Degno d'attenzione è anche il fatto che questo guscio senza nocciolo, questo vuoto pseudoreale ha sempre avuto per la saggezza popolare la caratteristica dell'impurità e del male. Ecco perché la tradizione tedesca come anche i racconti russi considerano come una forza impura gli interni vuoti, come il truogolo o l'albero cavo, privi di spina dorsale - questa base della forza del corpo, come pseudocorpi e quindi pseudorealtà; viceversa il dio del principio della realtà e perciò del bene, il dio Osiride era raffigurato in Egitto dal simbolo del djed, nel quale si ravvisa, come significato fondamentale, una rappresentazione schematica della spina dorsale di Osiride: ciò che è maligno e impuro è senza spina dorsale, cioè privo di sostanzialità, mentre il bene è reale e la spina dorsale è il fondamento della sua esistenza.
Ma affinché questa interpretazione non sembri arbitraria, ricordiamo E.Mach: egli nega un nucleo reale alla persona, una sua sostanzialità; ma ne sussiste la concezione dell'umanità e pertanto il ricercatore onesto deve riscontrarne la base psicologica. Mach la trova appunto in quella parte del corpo umano che non è accessibile all'esperienza esteriore che esso ha di se stesso: questa parte che trascende la vista, egli suppone non sia altro che la schiena e in particolare - la spina dorsale. Come si vede l'onesto positivismo portò questo arcipositivista al punto di partenza della psicologia tedesca - ai racconti fantastici di Cesario Heisterbach.
La malignità e l'impurità sono di norma prive di realtà autentica perché il reale è soltanto buono e tutto in esso è verace. Se il diavolo fu chiamato dal pensiero medievale "scimmia di Dio" e tentando di sedurre la prima gente diede il consiglio di: "diventare come dèi", cioè non dèi della sostanza, ma soltanto ingannevolmente, nell'apparenza, sarà in genere possibile parlare del peccato come scimmia, maschera, realtà apparenta cui manca la forza e l'essere.
L'essere dell'uomo è l'immagine di Dio e poiché il peccato ha compenetrato tutto il "tempio" del creato, secondo l'Apostolo la persona non soltanto non è l'espressione esterna dell'essere della persona, ma anzi cela quest'essere. La manifestazione fenomenica della persona ne estirpa il nucleo essenziale e così svuotandola ne fa un guscio."

da Pavel Florenskij (1882/1937) LE PORTE REGALI, trad. di Elémire Zolla

(due gennaio 2008)

Qui disturbate, ci stiamo esercitando. Disse tingendosi le guance di blu, un blu pieno, quasi si faticasse a riconoscerlo come blu. In tanto coi suoi occhi pensava:
"Un lavoro...Allora sì, qualche tempo fa, avrei avuto bisogno di un lavoro ai minimi termini, di quelli che stanno scomparendo...sì, come il capotreno o l'addetto alle videoteche. Un lavoro che ancora mi avrevve permesso di...sì.."
Si intossicò leggermente con la cipria. Tossì in modo molto più teatrale temendo che un bambino stesse guardando. Ai suoi lati, e tutto intorno a lui, l'arno, ancora i due chitarristi che improvvisavano guardandosi le dita a vicenda, il fabbricante di parrucche di fiori, quello coi calici di fuoco..e, più in fondo, le fanciulle del vino che si divertivano a leggere la mano ai passanti.
"Che razza di divertimento.." pensò ancora. E girò le spalle come da bambino aveva immaginato fare da un eroe di romanzo.
In fondo..non era poi un mestieraccio. Pensava ancora, scoprendo una bambina quasi sepolta nella sua carrozina, gli occhietti vispi e sufficientemente attenta da pensare che stesse incidendo nella sua memoria proprio lui.
"Noi siamo artisti di strada, qui disturbate, ci stiamo esercitando.." Declamava burberamente il Mangiafuoco, fingendo di scacciare i bambini che ridevano da matti.
Diceva, e fagocitava aria, preparando l'attesa sublimandola in un colore amarantino.

giovedì 22 gennaio 2009

Mercatino dell'antiquariato, Pesaro 18 gennaio


Che senso ha il passato in un blog?

E' carta da riciclare,
è una valigia aperta,
è un silenzio da salvaguardare,
è un'icona che non si può commentare,
è un pulsante da cliccare,
è la mano di un'amante passata
smaniosa di cercarne un po' di più
è la verità, a poco a poco erosa.

Cos'è più?
E' l'istante,
è quello a cui ci piace appartenere
è l'opprimente cadere
è il matrimonio di un fallace sentimentale
con la tua testa, pregevole scorza
di limone su un termosifone.
Verdena (dall'album Requiem, 2007)

Non cresci più, a tratti è normale,
Non si arrende più, il mio cuore
Cosa ti resta?
Il folle ride, penso a lei
Accorgersi di vivere nell'estasi
Cose che accadono qui
Il paradiso, è lei e non ho più rocce leggere ormai
My mind
Come puoi vivere a testa in giù
Come puoi vivere a testa in giù
Veglia in un sogno
Il paradiso è lei e non c'è più luce, per guardarci ormai
Cieca, il buio sole disinfesta
Gli alberi cadono al suolo
Riuscirò, se mi tiri giù, non riuscirò
Non respiri più, non riuscirò
Non riuscirò?
Come puoi vivere a testa in giù
Come puoi vivere a testa in giù


Trinità del Masaccio (Firenze)

mercoledì 21 gennaio 2009

Le chiavi

Perché aprirci con la chiave del pensiero
che scopre milioni di vittime sacrificali
massacrate a morte e ben disposte in ordine
Come pronte e sicure che saremmo arrivati
a vederle di nuovo.

Perché svelarci attraverso i sentimenti
e per la noia strappare a chi abbiamo amato
la sindone dove avevamo impressa la nostra immagine.
Come pretendendo di levarci di torno così
E ad ogni incrocio casuale di sguardi arrendersi.

Solo un'opera silenziosa d'arte o di
pasticceria, che certo qualcuno se la mangia a
colazione, ma poi scorre via senza pretese
Per essere affiancata ai bei ricordi
Per essere cantata alle cene coi morti.

Invidia (12/06/2008)

E dopo il pasto ha più fame che pria
(dante)

Che fatica vivere con gente
mattiniera con nessun vezzo che quello
di prender possesso della mattina,
svegliarsi prima, levarsi i salmi
come dal collo una bianca brina,
farsi la barba tutti i giorni, poi aspettar
la propria figlia che torni per
riempirla di cure e d'attenzione
e quando viaggia darle la benedizione.

Preferisco l'amore dato di notte,
col caffè d'orzo e una canzone,
coi sogni aperti mescolarsi a Belzebù
come se non dovessi risvegliarti più.

Svegliarsi, certo, per mezzogiorno, ora pacata,
la marmellata che gli altri dormono,
perché han pranzato. L'umanità ha
il suo ricambio, viver la sera
più che ogni cosa. Sentirsi a casa,
sprofondar solo lungo
la schiena di una notte burrascosa.
Amo i riflessi neri della rosa.

Qualcosa che ho riletto

La vita è una straniera
ché anche se sta fuori di te
all'inizio, poi evapora e
diventa profumo.
Diventa un'inebriante
ragazza in ascolto al porto
dove passano i tuoi sforzi
Che anche se senti che cresce,
essendo straniera non sai davvero
Cosa mangia:
ti illudi che si nutra
proprio di te.

sabato 17 gennaio 2009

Mais sauver l'imagination!


Between all these facts la seule chose dont je suis sure is that inventer est la via, seppur stretta, sans oublier les choses che ta mère gave you when tu eri piccolo piccolo et elle te chantait des berceuses pour to put you to sleep.

c'est ça ce qu'on apelle: la "morale"...n'est pas?

venerdì 16 gennaio 2009

Effacer l'image de moi-meme

Appilan pappilan apupapin papupata pankolla kiehuu ja kuohuu. Pappilan paksuposki piski pisti paksun papukeiton poskeensa (SCIOGLILINGUA FINLANDESE)

ce que je suis, jusqu'au fond, je m'en fous.
entendre les vagues secouer les rochers, ..seulement ça.

comprendre, par tout, les millimètres d'absence de la touche, puis le pouvoir de resistance.
entre rochers et vent:
flot, flot...s'amollit, comme un souffle, ton nom, différent. Pour toujours dissipé. S'amoncèle

et voilà ce blog nu. Noisetier de circonstances. d'arrivées...dans plus de voyages.

Big Babol Ofelia....

mercoledì 14 gennaio 2009

Campanelli a Firenze





"Beirut" joue dans les rues de Paris

Beirut's myspace:
www.myspace.com/beruit



Quando




Ma l’ho messo lì, lì per essere raccolto
Col bordo ritorto proprio
Per non essere dimenticato
L’avranno preso? L’avranno buttato?
Dov’è più quel posto non ricordo?
Dov’è il mio posto? Quello su cui
Amavo raccogliere le gambe
Non ricordo.
L’avranno dimenticato? L’avranno raccolto?
Dov’è il posto?
Sotto altre gambe, ora oppure..
È da solo, io
Col foglio in mano, aggrappato.
Il posto? O il foglio? O io?

martedì 13 gennaio 2009

La farsa del forse

Quando guardo dormire il monaco
quello si allarma dentro di me
E scopro che il suo sonno non è che una scena
in cui deve far finta di respirare forte.

Se lo lascio stare lì forse
non mi udirà accenderà i sogni
come al cinema, lasciando andare
questo fatto informale della morale.

Se sciupo la farsa del monaco
La sua severità potrebbe superare la mia
verità, allora ho comperato un teatro
dove può stare senza offesa.

Generalmente ingenuo, il pubblico
va lo stesso a fomentare la sua follia
ed ingannare l'attesa.

Però quando io guardo dormire il monaco
provo un brivido lungo la schiena
quello si allarma dentro di me
e scopro che il suo sonno non è che una scena.

Che non c'è una persona nel pubblico
e torna a ripetermi quella frase
nascosta fra i suoi respiri pesanti
e non c'è una persona nel pubblico.


Agitezza e stanchitazione 11/01/2009

Queste dita, vorrebbero essere da tutt'altra parte, piuttosto che addosso alla penna. Ma non ci posso fare niente se la notte rallenta l'avvenire, rendendo difficile vedere e sapere.
Tutti i pensieri hanno fatto la muffa delle preoccupazioni sulle pareti della mia testa, e non mi sembra di poter prendere sonno senza fare ancora un'ultima cosa.
La verità si sentirà più nelle mie attività della notte o in quelle del giorno? Ora che il danno del mio essere sveglia è già avanzato ho visioni di dita nere e percezioni di rumori inesistenti.
Il torsolo di ciò che mi è rimasto dal giorno ora me lo vorrei ficcare dentro, divorarlo come faccio con molto di ciò che è fuori da me.
Le finzioni e le superfici vengono rigurgitate dal sogno ancor prima del suo sopraggiungere, e cambio la realtà proprio quando non m'è piaciuta. Il commestibile esercito dei miei scandali diventa pari, cioè senza un alfiere. Un comandante.
Eppure ancora muovo la piroga come se, incagliata nella nebbia, dovessi avere una missione, forse...portare in salvo delle anime morte. Oppure...qualcosa di cui non trovo l'uguale, qualcosa che, pur con le leggi di una volta, sia opprimosamente nuovo.
Ma nuovo si avvicina troppo al vuoto, che non saprei affrontare.
Le parole caricano già qualcosa e seguo la loro strada pure se esse mi rovinano le ruote, pure volando, ogni tanto.
Più di questo...non so, forse ci sarà chi scrive più spesso ma io solo ora mi sono inalberata in questa sensazione, solo ora sono una macchia zuppa in un vestito gonfio di pioggia che danza sopra un campo di papaveri.
E noi, che di giorno non siamo che queste cose delicate, papaveri, e ruggiamo al teatrale andare e venire del sole sempre ben truccato e bravo attore.
Noi, cadiamo sotto cascate di acqua, libri dello spirito, e ci inventiamo un paradiso, e una passione che riscalda le ossa, ma un pensiero che le raggela, ed un istinto che le fa stridere.
Tutto questo nella notte.
E mi domandano come stai e un sasso mi cresce sulla pancia per appiattirmi bene al letto. Forse "stare" era la soluzione.
Ma per fortuna ora c'è silenzio, non ci sono domande, e la trappola del foulard nero di ombre che ti scorre addosso. Perché è una trappola, un continuare qualcosa che sappiamo benissimo di poter fare domani.